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Soutenir la grimpe

Le club d’escalade de Nouméa à besoin d’aide, afin de sauver leur mur d’escalade, ils ont mis en place une pétition sur le site d’Avaaz.

Vous pourrez trouver et signer cette pétition en cliquant sur ce lien : Sauvez votre mur.

Vous trouverez ci-dessous le message d’Olivier DEISS

AU SECOURS ! Nous avons besoin de soutien pour la survie de la structure ; pour diverses raisons, et notamment l’absence de subventions de la part des institutions locales (seul le comité régional FFME assume la charge des frais de fonctionnement) nous risquons de fermer très prochainement. Aidez-nous en mettant le lien ci-dessous sur votre site ; c’est une pétition de soutien destinée à appuyer la requête auprès des élus calédoniens.

Merci de les soutenir…

Le rappel

Élément indissociable de l’escalade en falaise, c’est une technique que tous les grimpeurs doivent maîtriser. Le principe est assez simple même s’il reste impressionnant pour toutes les personnes qui débutent. Se mettre les fesses dans le vide n’a rien d’évident pour personne. rappel-en-s Il y a bien sûr la technique du S, ancienne et très déconseillée, il faut d’une part bien la maîtriser et d’autre part nous avons aujourd’hui les moyens de faire un rappel sans prise de risque donc cette vieille technique est a bannir.

Le rappel avec un nœud à friction

IMG_1652 On commence par installer son nœud à friction, le principe étant que ce nœud va glisser le long de la corde tant qu’on le maintien, si vous le lâchez, il se retrouvera en tension et alors il se bloquera sur la corde. Il en existe plusieurs, celui que vous devez utiliser est celui que vous maîtrisez le plus.

Le Prussik

prussik Probablement le nœud le plus facile à faire, car il suffit de faire une boucle sur la corde, puis de repasser dans la boucle au moins trois fois.

Le nœud français

francais Assez simple aussi, puisqu’il suffit de repasser plusieurs fois autour de la corde avant de repasser la code dans le mousqueton à vis.

Le Machard simple

machard-francais Faire attention avec ce nœud, car il n’effectue sa mission de serrage que s’il est fait dans le bon sens, avantage toutefois il est beaucoup plus facile à desserrer que les deux précédents.

Le Machard tressé

machard-tresseMême problème et même avantage que le précédent, avec un avantage supplémentaire, il reste efficace sur une corde gelée ou mouillée.

Une fois que votre nœud à friction est placé correctement il reste à placer votre descendeur, huit ou plaquette. La plaquette peut se révéler problématique si vous avez besoin de remonter sur votre rappel, mais c’est une chose qui n’arrive pas tous les jours. IMG_1655 N’hésitez pas à vérifier que votre noeud fonctionne puis allez chercher votre huit avec la technique du huit imperdable. IMG_1661Ajustez votre matériel à votre hauteur, puis fixez le tout avec un mousqueton à vis. IMG_1668 Mettez vous dans une position agréable de descente, les jambes écartées pour ne pas risquer de perdre l’équilibre. IMG_1677 Puis maintenez la pression sur le frein, tout en maintenant la corde en dessous de votre cuisse, puis descendez à votre vitesse.

Le rappel avec un Shunt

IMG_1706 Presque identique, le Shunt est un outil mécanique effectuant le même rôle que le noeud à friction.

En haut ou en bas ?

Faut-il que le système de freinage soit en haut ou en bas ? En fait cela a assez peu d’importance, sauf dans le cas ou vous devez faire une remontée sur corde, dans ce cas la le huit est préférable en bas et le frein en haut…  

Le relais

En falaise, même en falaise école, il est important de savoir faire un relais correct et sécuritaire en toute circonstance, d’autant que fréquemment, il est difficile de redescendre en moulinette, soit parce que relief de la falaise, implique des frottements sur la corde beaucoup trop important soit parce que les points d’assurage ne vont pas permettre d’installer une moulinette. Donc l’apprentissage du relais devient obligatoire pour tout les grimpeurs qui veulent s’essayer en falaise. En falaise le matériel en place peut prendre des formes très différente, car les relais suivant leur état et leur nature nécessitent des manipulations différente nous avons donc simuler en mur les trois formes de relais que nous trouvons le plus souvent en falaise.

Le relais chaîné

IMG_1638 Il s’agit du relais le plus confortable, car les points sont déjà reliés et il nous offre une sécurité optimale. Nous allons décrire une par une les étapes menant à installer un rappel à partir du moment ou l’on arrive à ce type de relais.

1) Arrivé au relais

IMG_1640 Vous allez commencer par mettre une dégaine sur le point le plus haut (cela permet de se vacher sur le point le plus bas et d’éviter ainsi un choc important si le point sur lequel on exerce une tension cède).

2) Sécurisation du premier point

IMG_1641 Effectué un cabestan sur la dégaine que vous venez de placer, celui-ci vous permettra d’être immédiatement en sécurité.

3) Vachez-vous au relais

IMG_1645 Utiliser votre vache, longe ou sangle pour vous mettre en tension sur le relais.

4) Evitez le risque de perdre la corde

Il y a là plusieurs technique, nous aurons l’occasion dans d’autres articles d’en reparler, l’une d’entre-elles consiste à prendre suffisamment de corde pour faire l’installation de votre rappel puis de faire un cabestan en milieu de corde sur l’une des dégaine rester à votre baudrier, afin d’éviter tout risque que la corde vous échappe. IMG_1648

5) Passez votre corde dans l’anneau

IMG_1649 Passer votre corde dans l’anneau, et effectuer un noeud en bout de corde en reliant les deux brins, avant de jeter celle-ci vers le sol. Cela vous évitera le risque d’une corde trop courte.

6) Installer votre rappel

IMG_1706 Je vous prépare, un petit article détaillant la mise en place du rappel.

7) Récupérez votre matériel

Ne laisser rien au relais si vous le pouvez et surtout n’enlever votre vache que lorsque vous êtes certains de la fiabilité de votre rappel.

Le relais sur deux points

IMG_1709 Le cas est plus fréquent qu’on ne le pense, c’est même en faite la situation la plus fréquente, en faite, le principe va être identique en dehors du fait de relier les deux points afin de les sécurisé.

1) Arrivé au relais

IMG_1710 Vous allez commencer par mettre une dégaine sur le point le plus haut.

2) Sécurisation du premier point

  Effectué un cabestan sur la dégaine que vous venez de placer, celui-ci vous permettra d’être immédiatement en sécurité. IMG_1716

3) Reliez les deux points

Mettre une deuxième dégaine dans le second point, puis effectuer un second cabestan afin que les deux points soient relié, vous pouvez aussi relier ces deux points avec une sangle ou un ficélou. IMG_1722

4) Vachez-vous au relais

IMG_1724 Utiliser votre vache, longe ou sangle pour vous mettre en tension sur le relais.

5) Evitez le risque de perdre la corde

Comme dans le cas précédent, éviter de perdre la corde et utiliser la technique qui vous convient le mieux.

6) Passez votre corde dans les deux points

  IMG_1729 Passer votre corde dans les deux points, en laissant les deux points relié si l’espace libre dans ces points vous le permet, et effectuer un noeud en bout de corde en reliant les deux brins, avant de jeter celle-ci vers le sol. Cela vous évitera le risque d’une corde trop courte.

7) Installer votre rappel

  IMG_1734

8) Récupérez votre matériel

Ne laisser rien au relais si vous le pouvez et surtout n’enlever votre vache que lorsque vous êtes certains de la fiabilité de votre rappel.

Le relais sur plaquette

IMG_1761 Le cas n’est malheureusement pas si rare, les plaquettes ont le défaut d’avoir un passage anguleux important, ce qui risque au mieux d’endommager votre corde, au pire de la sectionner. Si un ficelou en mauvais état relie déjà ces deux plaquettes n’hésitez pas à le couper afin de vous en débarrasser.

1) Arrivé au relais

IMG_1763 Vous allez commencer par mettre une dégaine sur le point le plus haut.

2) Sécurisation du premier point

Effectué un cabestan sur la dégaine que vous venez de placer, celui-ci vous permettra d’être immédiatement en sécurité. IMG_1765  

3) Reliez les deux points

Mettre une deuxième dégaine dans le second point, puis effectuer un second cabestan afin que les deux points soient relié, vous pouvez aussi relier ces deux points avec une sangle ou un ficélou. IMG_1768  

4) Vachez-vous au relais

  IMG_1769 Utiliser votre vache, longe ou sangle pour vous mettre en tension sur le relais.

5) Préparer le relais

Vous allez ensuite, relier les deux plaquettes à l’aide d’une sangle ou d’un ficelou. puis installer sur cette liaison un maillon rapide.

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6) Evitez le risque de perdre la corde

Comme dans le cas précédent, éviter de perdre la corde et utiliser la technique qui vous convient le mieux.

7) Passez votre corde dans le maillon rapide

IMG_1778 Passer votre corde dans les deux points, en laissant les deux points relié si l’espace libre dans ces points vous le permet, et effectuer un noeud en bout de corde en reliant les deux brins, avant de jeter celle-ci vers le sol. Cela vous évitera le risque d’une corde trop courte.

7) Installer votre rappel

Comme précédemment…

8) Récupérez votre matériel

Ne laisser au relais que ce qui vous sera nécessaire, dans cette configuration, le maillon rapide ainsi que le ficelou, resteront sur la falaise et serviront probablement à un autre grimpeur.

Le matériel qu’il vous faut

– Une corde, un baudrier, et les dégaines pour faire la voie en tête.

– Une vache, ou sangle vous permettant de vous vacher, avec mousqueton à vis.

– Un huit (descendeur), un système de freinage de type shunt ou un ficelou pour effectuer un machard ou un prusssik. et les mousquetons necessaires.

– Un ficelou ou une sangle supplémentaire au cas ou vous tomberiez sur des plaquettes.

– Un couteau, pour couper un ficelou ou une sangle reliant déjà deux plaquettes, et trop ancien pour être utilisé.

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Les harnais

Généralité

Il existe trois sortes de harnais en escalade, d’autres existent mais sont réservé à la spéléo, à la randonnées en haute montagne ou au canyonning. Il est largement déconseillé, voir dangereux d’utiliser ces dernier pour l’escalade. Chacun de ces types de baudrier a un usage spécifique que nous verrons pour chacun d’entre eux, toutefois ils ont tous un certains nombre de points communs.

Les boucles de serrage

Vérifiez toujours la manière dont les boucles sont verrouillées et ajustées. Celles-ci doivent être ajustées correctement et non serrées à fond.

boucle-serrageLe baudrier est là pour assurer votre sécurité, il n’est pas là pour vous limiter dans vos mouvements et encore moins pour vous blesser. Vous devez donc vérifiez l’ajustement avec minutie. Pour les baudrier qui possèdent un ajustement à la taille, celui-ci doit être serré, de façon à ce qu’il ne puisse pas glisser. Les lanières glissées dans les passants prévus à cet effet.

ajustement1Au niveau des cuisses, ce dernier doit être ajusté sans être serré, vous devez pouvoir y glisser votre main après l’avoir réglé.

ajustement2Le Ouistiti

Le Ouistiti a quand à lui, des spécificités en matière d’ajustement, suivant le niveau de l’attache, il peut être responsable de lésions importante au niveau des lombaires ou des cervicales, il est donc nécessaire de ne pas traiter le problème à la légère. Quand vous ajustez un Ouistiti celui-ci doit avoir les attaches de la corde au milieu du torse, permettant une position assise confortable et une force de choc répartie sur la totalité du corps.

ajustement-ouistitiPour le Ouistiti l’encordement peut se faire soit directement sur les attaches prévues à cet effet, ce qui largement conseillé par les fabriquant ou par l’intermédiaire de deux mousquetons à vis inversés.

encordement-ouistitiBaudrier avec pontet

Dans le cas des baudriers, les conseils d’ajustement généraux suffisent, le principe est de ne jamais utiliser le pontet pour l’encordement mais les deux passants prévus à cet effet (figure A), sauf si vous vous encordez avec deux mousquetons à vis (figure C). Réservez le pontet à l’usage d’une vache, ou d’une sangle en général, à la limite, il peut être utilisé pour l’assurage mais là encore il vaut mieux utiliser les deux passants précités.

Baudrier sans pontet

Là encore, les conseils généraux prévalent, l’encordement doit se faire sur l’anneau prévu à cet effet que cela soit directement avec la corde (figure B) ou avec l’aide de deux mousqueton à vis (figure) C.

encordement-baudrierConseils de Sécurité

On ne le répétera jamais assez il est impératif de ne jamais s’encorder ailleurs qu’aux endroits que nous venons de mentionner. Ne jamais s’encorder sur un porte matériel, sangle de serrage ou sangle du sac à pof…

Pour le matériel, utilisez les « porte-materiel » prévus à cet effet, si votre baudrier n’en ai pas pourvu, ce qui est souvent le cas des ouistitis, utilisez une sangle pour porter votre matériel.

 

La parade

Parler de la parade en escalade c’est avant se demander à quoi ça sert, en effet on pourrait se poser la question quand quelqu’un demande une parade alors qu’il part encordé. Mais en fait la parade en escalade même si elle intervient dans deux disciplines différentes, la difficulté et le bloc, son utilité reste la même ainsi que la plupart des consignes qui l’accompagne.

Parer c’est accompagner la chute

En effet si la parade répond à une consigne de sécurité, parer un grimpeur, ce n’est pas retenir le grimpeur qui tombe, mais bien accompagner la chute le mieux possible. Ne jamais se mettre sous le grimpeur, un grimpeur qui vous tombe dessus ça fait mal. Parer c’est aussi veiller à ce qu’aucune personne ne passe sous le grimpeur.

Comment parer

Une première consigne consiste à se tenir à environ 1m, 1,50 de l’axe de chute du grimpeur de manière à la fois avoir une vue d’ensemble des risque encourus par la chute mais aussi être à une distance suffisante pour ne pas risquer ni de faire mal au grimpeur, ni qu’il vous fasse mal en tombant. Si votre grimpeur, grimpe sur une dalle ou une verticale, visez les hanches du grimpeur, cela vous permettra d’orienter sa chute vers l’endroit le moins dangereux que vous avez repéré avant qu’il commence à grimper, mais cela vous permettra aussi de le faire tomber sur ses pieds. Si le grimpeur est dans une situation déversante, viser les épaules cela vous permettra de le remettre dans une position verticale pendant la chute.

La parade pour un premier de cordée

Pensez à préparer suffisamment de corde entre votre descendeur et votre grimpeur pour que celui-ci mette sa première dégaine, et mettez vous dans la situation de parade la plus adaptée et ayant prit soin de bien regarder tous les dangers se trouvant au sol (pierre, tronc d’arbre…). Ne reprenez votre descendeur en main que lorsque la première dégaine est mise.

La parade en bloc

Commencer par repérer le tracé du grimpeur afin de voir tous les dangers que vous pourrez rencontrer en cas de chute, et mettez vous dans la situation de parade la plus adaptée. N’hésitez pas à vous faire aider par d’autre grimpeur quand les positions ne déterminent pas de quel coté ira la chute. Enfin en bloc, avant toute parade, pensez à disposer au mieux les ou les Pads permettant une bonne réception.

Assurer !!!

Dans la pratique de l’escalade, l’assureur a un rôle aussi important que le grimpeur lui-même. Non seulement, il a en charge la sécurité de son grimpeur, mais il représente à lui seul une grande partie de l’assurance du grimpeur. En effet, pour être au top de ses performances quand on grimpe en tête, il faut pouvoir avoir une confiance totale en son assureur. L’assureur n’est donc pas seulement garant de la sécurité mais il prend une part non négligeable dans la réalisation de la voie.

Assurer correctement un grimpeur, est non seulement un ensemble de techniques de gestion du matériel d’assurage mais aussi une anticipation constante des gestes du grimpeur.

Technique d’assurance avec un huit ou une plaquette

L’assurage doit se faire en 5 temps de manière à ne jamais lâcher le brin de corde se trouvant après le huit, comme le schéma suivant vous le décrit :

5tempsIl est important que le poids du grimpeur et de l’assureur soit équilibré, si l’assureur est trop léger, il vaut mieux qu’il s’attache à un point près du sol ou à un arbre le cas échéant.

Stratégie et anticipation

L’assureur doit tout faire pour ne pas gêner son grimpeur ni le mettre en danger pendant qu’il l’assure, il doit donc gérer le mou au mieux de manière à ce que le grimpeur n’ait jamais à s’en soucier. L’une des techniques étant de reculer légèrement lorsqu’un point vient d’être mousquetonné et ainsi de n’avoir qu’à se rapprocher de la paroi pour donner le mou nécessaire au mousquetonnage de la suivante.

Faites attention à ne pas trop vous éloigner de la paroi, en cas de chute vous risqueriez d’être projeté contre la paroi avec un risque non négligeable que le choc engendré vous fasse lâcher la corde.

Les différents outils pour assurer

Le huit et la plaquette ont un fonctionnement similaire et reste les éléments les plus sûrs en matière d’assurage. Pensez à positionner la partie la plus étroite du mousqueton à vis vers la plaquette, cela vous permettra de bloquer la corde plus facilement.

Les autobloquants et assureurs mécaniques

Les assureurs comme le Grigri représentent un avantage certain, car ils permettent de bloquer totalement la corde de façon fiable, toutefois le système permettant de débloquer la corde, la came dans le cas du Grigri sont à manier avec la plus grande précaution, car contrairement à un huit ou une plaquette, quand ils sont manipulés avec trop de hâte, ils libèrent la corde totalement. En cas de doutes sur leur utilisation n’hésitez pas à en parler avec un initiateur.

L’encordement

S’encorder correctement avant de grimper est une étape importante et garante de votre sécurité. Si un seul autorisé est par la fédération (le noeud de huit), au moins deux noeuds sont couramment utilisés en falaise (le noeud de huit et le noeud de chaise), d’autres noeuds sont utilisé dans des cadres spécifiques mais nous y reviendrons dans d’autres articles.

Pour des raisons de visibilité (le noeud est-il bien fait ?) nous préférons le noeud de huit qui est beaucoup plus facile à contrôler que le noeud de chaise, même si ce dernier possède des atouts indéniable. Dans les deux cas le noeud d’encordement doit répondre à un ensemble de contrainte :

  1. Il ne doit pas pouvoir se défaire seul.
  2. Il doit pouvoir résister à une chute.
  3. Il ne doit pas augmenter l’usure du matériel, ni celle de la corde, ni celle du baudrier.
  4. Il doit être contrôlable par l’assureur.
  5. Enfin, il doit pouvoir être dénouer sans endommager le matériel.
  6. Il doit être fait le plus près possible du baudrier

Le noeud de huit

Le noeud de huit doit toujours être fait sur le baudrier, sur les 1 ou deux points d’encordement de ce dernier, suivant le type de baudrier.

06_tiein_bis

Dans le cadre d’un ouistiti, le noeud doit passer par les deux anneaux du ouistiti.  Les encordements à proscrire sont les suivant :

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Comment faire le noeud de huit :

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 Le noeud de huit une fois effectué doit être terminé par un noeud d’arrêt.

pecheur1

Le noeud de Chaise.

Comme le neuf de huit il doit être fait directement sur le baudrier, et doit se terminer obligatoirement par un noeud d’arrêt.

noeud-de-chaise

 

 

 

La sécurité

L’escalade en salle a connu un fort développement au cours de ces dernières années. Ce sport est devenu de plus en plus populaire et est maintenant largement accessible au grand public à travers des clubs comme le notre et se pratique dans un environnement globalement sécurisant.
On constate cependant une augmentation significative du nombre d’accident dus à des erreurs humaines. Il faut se rendre à l’évidence, l’escalade en salle est un sport dangereux s’il n’est pas pratiqué avec un minimum de compétence. Ces accidents sont parfois très graves et leurs causes sont malheureusement répétitives. C’est pourquoi, il me semblait important de faire un petit article sur le sujet afin de donner les infos nécessaires pour pratiquer cette passion en limitant au maximum les risques inutiles et stupides.

Si vous croyez que ça n’arrive qu’aux autres !

Quelques statistiques pourront peut-être vous faire changer d’avis, aujourd’hui, il y a environ 24 accidents de grandes hauteurs (supérieur à 4m) par an, cela représente un chiffre d’environ 2,3% des grimpeurs ce qui est loin d’être négligeable, sur l’ensemble de ces accidents nous pouvons constater les faits suivants :

  • 50% des accidents arrivent à des débutants à cause d’ une mauvaise connaissance du matériel utilisé et d’une non connaissance des dangers. (Descendeur mal utilisé, noeud mal fait, assurage non adapté, …)
  • 50% des accidents arrivent à des grimpeurs expérimentés par distraction parce que en salle l’ambiance est relax et on oublie le danger. (Corde trop courte, inattention, noeud oublié, erreur de manipulation de corde, …)
  • Les cas d’accident dus au matériels, ou à la nature des murs d’escalade est proche de 0%.
  • La nature des revêtement de sol (tapis plus ou moins adaptés) diminue de façon conséquente la nature des traumatisme.

Quelques trucs pour éviter les distractions

En dehors des conseils traditionnels qui consistent à rappeler, qu’il faut rester concentré, être attentif à son grimpeur et à son assureur, vérifier toujours son matériel, je vous propose la check-list qui suit qui vous évitera toujours des oublis fâcheux !

Pour l’assureur :

  1. Mon descendeur (grigri, huit, plaquette, etc…) est bien monté et bien fixé à mon baudrier avec un mousqueton à vis.
  2. Mon descendeur est bien fixé avec la bonne corde et du bon coté de celle-ci.
  3. Mon baudrier est correctement fermé et ajusté.
  4. Le mousqueton à vis fixant mon matériel d’assurage est correctement fermé et vissé.
  5. Le noeud en huit de mon grimpeur est bien fait, serré et placé correctement sur son baudrier.
  6. Le baudrier de mon grimpeur est correctement fermé et ajusté.
  7. Mon grimpeur part avec suffisamment de dégaines pour effectuer la voie sans risque.
  8. Il y a un noeud en bout de corde.
  9. Je suis attentif au départ de mon grimpeur.

Pour le grimpeur :

  1.  Mon noeud en huit est correct, bien serré et fixé correctement sur mon baudrier.
  2. Mon baudrier est correctement fermé et ajusté.
  3. J’ ai assez de dégaines pour effectuer la voie.
  4. Le baudrier de mon assureur est correctement fermé et ajusté.
  5. Le descendeur  (grigri, huit, plaquette, etc…) de mon assureur est bien monté et bien fixé à mon baudrier avec un mousqueton à vis.
  6. Le descendeur  de mon assureur est bien fixé avec la bonne corde et du bon coté de celle-ci.
  7. Le mousqueton à vis fixant le matériel d’assurage de mon assureur est correctement fermé et vissé.
  8. Il y a un noeud en bout de corde.
  9. Mon assureur est attentif à mon départ sur la voie.